1616 postes informatiques gérés par la DSIN et répartis dans des salles pédagogiques, en libre-service et en amphis sont mis à disposition des étudiants et du personnel.
Une infrastructure indispensable à la vie pédagogique mais dont la consommation énergétique représentait un levier d’action encore inexploité.
Le défi a été relevé par l’équipe Environnements Utilisateurs de la DSIN.
Le constat : des machines allumées sans raison
Depuis plusieurs années, les équipes de la DSIN observaient un phénomène récurrent : des ordinateurs restant allumés ou en veille prolongée, y compris lorsque les salles étaient vides, en dehors des créneaux de travaux pratiques ou après fermeture des bâtiments.
Sans donnée fiable sur l’activité réelle du parc, il était impossible d’agir de manière ciblée.
L’équipe Environnements Utilisateurs du SEP – Service Environnements & Production a alors décidé de développer un outil de métrologie dédié, SobriUM pour suivre en temps réel l’état de l’alimentation de chaque poste (actif, en veille ou éteint) salle par salle, site par site.
Pour la première fois, la DSIN dispose d’une cartographie précise et dynamique de l’état d’alimentation des postes permettant de déduire la consommation théorique de son parc informatique.
Une démarche ancrée dans la stratégie de sobriété numérique de l’UM
Cette initiative ne s’est pas développée en dehors de tout contexte. Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie de sobriété énergétique et numérique portée par l’Université de Montpellier qui place la réduction de l’empreinte environnementale de ses infrastructures parmi ses engagements institutionnels prioritaires.
Les données issues de SobriUM ont permis de donner un visage concret à cet enjeu : chaque poste inutilement allumé, cela multiplié par 1616 machines, 365 jours par an, représente une consommation estimée qui est parfaitement réductible.
La rencontre entre la donnée terrain collectée et la volonté stratégique de l’établissement a créé les conditions d’un passage à l’action.
Une stratégie d’action co-construite avec toutes les composantes
Forte de ces données, la DSIN n’a pas agi unilatéralement. Dès mai-juin 2024, en s’appuyant sur les réunions annuelles pédagogiques, elle a engagé une démarche de concertation avec l’ensemble des composantes d’enseignement gérées (UFR, Écoles et Instituts) afin de co-définir une stratégie d’extinction adaptée aux réalités pédagogiques de chacune.
Cette approche collaborative a permis de calibrer les plages d’extinction automatique en tenant compte des usages réels, spécifiques à chaque site et des contraintes des équipes locales. Résultat : une extinction automatique complète (et non une simple mise en veille) déclenchée après les horaires de travaux pratiques et en dehors des périodes d’activité identifiées.
Les bibliothèques universitaires ont également rejoint le dispositif en septembre 2025 sur leur parc libre-service de 205 postes. Leur adhésion rapide témoigne de la pertinence de l’outil au-delà des salles pédagogiques.
Des résultats mesurables, une réplication possible.
L’impact est à la hauteur de l’effort collectif : les données issues de SobriUM font état d’une réduction de 66% de la consommation énergétique initiale annuelle du parc concerné soit une réduction estimée de 600 MWh par an.
Sur 1616 postes et 187 salles, l’économie générée est significative.
« Ce projet montre que nos équipes techniques sont pleinement mobilisées sur les questions de sobriété numérique. Des éco-gestes, la sensibilisation des usagers et un effort collectif, même sur des actions simples comme éteindre une machine, peuvent générer un impact environnemental réel et mesurable. C’est exactement la démarche que nous souhaitons encourager et essaimer. » La correspondante Transition écologique de la DSIN
Derrière chaque machine éteinte, une équipe a choisi d’agir.